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20 déc. 2025

L'unité entre la technique du tir et l'esprit du Zen

Comprendre la nature profonde du tir à l'arc, selon Uno sensei

Dans la pratique du tir à l'arc, la maîtrise de la technique est essentielle à la progression mais il ne faut pas pour autant s'y attacher uniquement. Le but ultime du tir à l'arc est de ne faire qu'un avec la nature, de se détacher des désirs terrestres, ne serait-ce qu'un instant et de faire le souhait que l'esprit se purifie et nous mène à la vacuité (1). 

C'est pourquoi je crois que le tir à l'arc est ce que la métaphore 行雲流水 nous délivre : cet état d'esprit qui est comme les nuages qui progressent dans le ciel ​​et comme l'eau qui s'écoule, c'est l'art même du tir à l'arc. (2)

De plus, le tir à l'arc est une manifestation de l'esprit, et sa pratique permet d'explorer l'état intérieur d'une personne et de percevoir son caractère.
C'est le sens de 射裡見性  « comprendre la nature du tir à l'arc », une notion en accord avec l'esprit du Zen. (3)

[...]

La nature se révèle également dans le tir à l'arc, une beauté naturelle s'y manifeste. La beauté du corps émerge naturellement de la pratique du tir à l'arc et si cette pratique est impure alors elle ne révèlera paraîtra pas la beauté du corps. La beauté d'une fleur est le fruit d'une constante culture intérieure.

C'est ce que devrait être également le tir à l'arc, et je m'efforce d'atteindre cet idéal : le tir à l'arc devrait être comme une floraison semblable à une eau jaillissante. (révision du 31/12/2025)

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Kyûdô kyôhon, volume 2, pages 54 et 55
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30 nov. 2025

Hanare et Shahô Kun

Uno sensei et sa compréhension du Shahô Kun

Où se situe l'essentiel de hanare ? C’est le problème fondamental de l’origine de hanare.

Yoshimi Junsei insiste, dans le Shahô Kun, sur l'importance de « placer l'esprit au centre du corps tout entier ». Lorsque l’esprit est placé au centre du corps, l'esprit, le corps et l'arc s'harmonisent. Alors, cette harmonie pleinement atteinte, hanare se produit.

Yoshimi Junsei indique que ” c'est en suivant la ligne centrale du corps que la séparation de la flèche et de l'arc doit se faire comme si le corps se divisait en deux parties à droite et à gauche ». Hanare ne consiste pas à pousser de toute son énergie l'arc ou de même à libérer la corde. Yoshimi Junsei enseigne qu'il faut libérer la flèche comme si le corps était divisé, à droite et à gauche, par mune no nakasuji c'est-à-dire la ligne verticale qui traverse le centre du corps. 

Idéalement, c'est pousser et ouvrir le corps à gauche et à droite et laisser la flèche se libérer depuis le centre ; hanare doit alors naître du centre de gravité du corps. C'est là que « croix réalisée durant kai »  se manifeste au travers de la « croix réalisée durant hanare ». 

Kyûdô kyôhon, volume 2, page 153