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11 déc. 2025

Le déclenchement de hanare (3)

Selon Urakami sensei

La durée du kichi est d’environ quatre ou cinq secondes et si on la divise en trois parties égales, la première et la suivante correspondent à hiku-yazuka, la première avec des sons courts et rapproché au nombre de cinq ; la suivante, une série de trois sons, légèrement plus longs et plus lointains ; et la dernière section correspond à hikanu-yazuka, avec environ 2 sons plus longs et plus lointains. À cet ultime moment, nobiai s'atténue et s'apaise progressivement. Le lâcher le plus abouti se produit à la fin de ce moment de calme, juste avant le kichi final, lorsque les deux mains sont en équilibre (la tension est la même dans les deux mains, ndt) et que l'énergie mentale (kiai) est à la plus forte.



Le giri est un son continu, qui ne permet pas d'anticiper une quelconque préparation aux sons suivants alors que le kichi est un son intermittent qui s'interrompt progressivement, et c'est au moment de cette interruption que la tension se fait pour le son suivant et que kiai est à son comble. C'est le moment idéal pour lâcher.

Apprendre à quel moment hanare se produit permet de réaliser un lâcher naturel. C'est le plus important à retenir dans votre entraînement au tir à l'arc.

Urakami sensei. Juste après yugaeri. L'arc n'est pas encore stabilisé

Kyûdô kyôhon, volume 2, pages 156 et 157



8 déc. 2025

Le déclenchement de hanare (2)

Selon Urakami sensei

[...] On utilise giriko placé sur le majeur (gant à 3 doigts) ou sur l'annulaire (gant à 4 doigts) là où se fait le contact avec bôshi et afin d'empêcher le glissement. L'application de giriko est à l'origine des sons « giri » ou « kichi ».

Certaines personnes déterminent le moment crucial de hanare, accentuent ce son et font ce qui est appelé « kake-hodoki », en relâchant souvent la main droite. Au contraire, quand kake hodoki est réalisé naturellement lors de nobiai, la main droite est ferme et on s'en rend compte au son de la friction de giriko sur le gant.

Le son « giri » est un son léger, continu et bref alors qu'un son plus puissant et intermittent libère un « kichi » et ce son est produit au moment de nobiai. Si le son kichi s'interrompt à mi-chemin, c'est l'indice que, soit le mouvement d'étirement s’est arrêté, soit qu'il y a un relâchement dans la main droite. Cela montre que beaucoup de force a été rajoutée dans le bout des doigts de mete pour contrôler le pouce. C'est ce qui est appelé shigamu. Pendant l'entrée en kai et le passage à nobiai, les intervalles entre les sons kichi sont courts et rapprochés et c'est lorsque nobiai s'accentue fortement que, progressivement, les intervalles entre les sons s'allongent et s'espacent, et deviennent intermittents. C'est ce qui correspond à yagoro, en d'autres termes c'est le moment crucial pour que se réalise hanare et cela doit être fait juste avant que le son final ne devienne plus fort.

A suivre...

Kyûdô kyôhon, volume 2, page 155