Les fondations de hanare
Puisque shizen no hanare, ou hanare naturel est [le] véritable hanare », il est essentiel de l'atteindre. Cependant, les débutants doivent bâtir des fondations pour y parvenir.
Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de pratiquer sciemment c'est-à-dire en conscience, hanare. Pour ce faire, il faut d'abord soigner tsunomi dans la main gauche, recevoir la puissance de l'arc et l'étendre ou la transmettre depuis le coude gauche, le triceps et les autres muscles à la colonne vertébrale jusqu'au coude droit. A ce moment, il est important de préserver au maximum la force musculaire et de s'efforcer d'utiliser la puissance des os. (Ce que le Shahô Kun préconise, ndt)
Les bras et les poings orientés dans le plan antéro-postérieur et le plan vertical, comme cela est décrit dans la section kai et, en utilisant les épaules comme point d'appui et la colonne vertébrale comme centre, il faut chercher à ouvrir et à écarter les bras et les poings aussi légèrement et largement que possible à partir des épaules.
(Dans le texte japonais il est indiqué PS quand il est fait mention des directions. Je pense qu'il s'agit de l'abréviation pour Posterior Superior ce qui, en langue japonaise correspondrait à 後方上下 c'est-à-dire la direction vers l'arrière et de haut en bas. Je n'ai pas encore étudié la section concernant kai dans le volume 2 du manuel japonais. Je corrigerai ou modifierai cet article si nécessaire, ndt)
Au début, il vaut mieux écarter le plus possible les poings gauche et droit. Le poing gauche ne doit pas sortir vers l'avant ni s'élever par rapport à sa position en « kai », mais doit se déplacer vers l'arrière et vers le bas dans la direction de l'extension (PS dans le texte, ndt). Veillez à ce que votre poing droit fasse de même depuis sa position en kai, qu'il ne monte ni ne descende, et qu'il ne se relâche pas vers la gauche (yurumi). Ouvrez immédiatement et doucement votre poing droit vers l'arrière et le bas, à droite, dans les plans antéro-postérieur et vertical (PS).
Kyûdô kyôhon, volume 2, pages 159 et 160