8 déc. 2025

Le déclenchement de hanare (2)

Selon Urakami sensei

[...] On utilise giriko placé sur le majeur (gant à 3 doigts) ou sur l'annulaire (gant à 4 doigts) là où se fait le contact avec bôshi et afin d'empêcher le glissement. L'application de giriko est à l'origine des sons « giri » ou « kichi ».

Certaines personnes déterminent le moment crucial de hanare, accentuent ce son et font ce qui est appelé « kake-hodoki », en relâchant souvent la main droite. Au contraire, quand kake hodoki est réalisé naturellement lors de nobiai, la main droite est ferme et on s'en rend compte au son de la friction de giriko sur le gant.

Le son « giri » est un son léger, continu et bref alors qu'un son plus puissant et intermittent libère un « kichi » et ce son est produit au moment de nobiai. Si le son kichi s'interrompt à mi-chemin, c'est l'indice que, soit le mouvement d'étirement s’est arrêté, soit qu'il y a un relâchement dans la main droite. Cela montre que beaucoup de force a été rajoutée dans le bout des doigts de mete pour contrôler le pouce. C'est ce qui est appelé shigamu. Pendant l'entrée en kai et le passage à nobiai, les intervalles entre les sons kichi sont courts et rapprochés et c'est lorsque nobiai s'accentue fortement que, progressivement, les intervalles entre les sons s'allongent et s'espacent, et deviennent intermittents. C'est ce qui correspond à yagoro, en d'autres termes c'est le moment crucial pour que se réalise hanare et cela doit être fait juste avant que le son final ne devienne plus fort.

A suivre...

Kyûdô kyôhon, volume 2, page 155