27 nov. 2025

Hanare véritable

Un véritable hanare, en d'autres termes un hanare naturel, est un lâcher inconscient qui est à la fois d'une grande habileté et qui s'apparente à un réflexe. Ainsi, même si la conscience n'est pas utilisée, hanare se produit naturellement si l'énergie (ki) du corps est harmonisée et si on laisse mûrir le moment du lâcher.

Pour que ce hanare naturel se produise, tout, depuis ashibumi jusqu'à kai doit être conforme aux règles fondamentales du tir et si on n'ouvre pas l'arc sur la longueur réelle de yazuka cela n'est pas possible Il est trop tard pour travailler kai si les fondements du tir sont négligés.

Cependant, dans les premiers temps, parvenir à un hanare naturel n'est pas possible. Il n'y a donc pas d'autre issue que de commencer d'abord  par utiliser sa volonté pour lâcher la flèche. Il est donc important de s'entraîner à effectuer hanare de manière douce et ample dans la direction de la force de hikiwake.

Kyûdô Kyôhon, volume 2, page 152

Takagi sensei


26 nov. 2025

Hanare et renaissance

Qu'est ce que hanare ?

Selon Kaminaga sensei

Qu’est-ce que hanare, et que dire de l’état d’esprit qui le caractérise ? 

Hanare est une renaissance. En kai, lorsque l'on s'engage sincèrement, de tout son cœur, luttant contre la tension de l'arc, les pensées parasites disparaissent d'elles-mêmes, on est libéré des cinq désirs et des sept émotions, toute chose devient pure et laisse un état de vide. 

L'esprit unifié change de direction et ne fait plus qu'un, retournant au néant pour recommencer à nouveau. Le tir à l'arc a le pouvoir d'éliminer nos pensées parasites, de purifier notre esprit et de cultiver un cœur pur ; ainsi renait, par hanare, notre propre vie qui se renouvelle tir après tir. 

La voie du l'arc est un état perpétuel précieux et élevé et dans lequel s'ouvrent constamment de nouveaux horizons.

Kaminaga sensei

Kyûdô kyôhon, volume 2, page 151

25 nov. 2025

Hanare et état mental

Etat mental et hanare idéal 

Selon Chiba sensei

Concernant hanare, puiser dans sa sincérité tant physiquement et mentalement, et laisser hanare se produire naturellement durant kai.

Il ne s'agit pas d'un hanare provoqué, artificiel ou encore vertical mais l'idéal est une séparation en ligne droite dans la direction naturelle de la flèche. 

Par exemple, c'est l’état semblable à celui d'un ballon qui éclate sous l'effet d'une trop grande pression et c'est ainsi que, dans les enseignements anciens, on parle de la séparation de la pluie et de la rosée. Par conséquent, ce n'est pas l'ampleur de hanare qui importe, c'est une réalisation fluide ou nette qui est souhaitable (sans étapes dans le texte, ndt).

Dans un chant religieux traditionnel il est dit qu'il faut laisser les flèches partir en ouvrant sa poitrine et sans pour autant ouvrir davantage avec les mains. (hikanu yazuka). (Ecole Chikurin).

Selon Uno sensei

Il existe deux types de hanare : vertical et horizontal, mais cela varie selon l'école. 

Dans l'École Kishû Chikurin, l'idéal est de lâcher horizontalement sur une ligne droite située entre les deux poings, tout en conservant la forme de kai. Même les personnes qui ont l'épaule droite en avant (migi ga ukekata no hito) doivent effectuer hanare de cette manière et il est bon pour les débutants de travailler leur avant-bras droit.

Cependant, l'amplitude de hanare est aussi liée à l'âge ; les jeunes ont naturellement un hanare plus ample et les personnes âgées un hanare plus court. Inutile d'amplifier la forme comme on ferait au cours d'exercices physiques.

Uno sensei - hanare/zanshin -


Selon Urakami sensei

Lorsque qu'on parvient à yagoro la corde se sépare de tsurumakura et c'est un idéal dans le tir que de réaliser, en toute circonstance, un hanare naturel. Comme mentionné précédemment, hanare se produit en étant détaché de toute considération personnelle. 

Pour faire écho à cette idée, imaginons que vous ayez une corde tendue entre vos mains et que sans que vous ne vous en rendiez compte quelqu'un vienne la couper en son milieu avec une paire de ciseaux. Vos mains s'ouvriraient à gauche et à droite, sous l'effet de la tension et de l'inertie sans que vous n'ayez recherché cela. Cet état correspond au hanare naturel. Lorsque les mains ne peuvent plus s'éloigner davantage, que nobiai n'est plus possible, on a atteint l'état yagoro. C'est ce qu'est un hanare naturel.

Depuis l'Antiquité, shizen no hanare » est appelé « hanare de la pluie, de la rosée et du profit » (pas sûr de terme "profit", ndt). Ce phénomène se produit lorsque la rosée déposée sur une feuille de riz s'accumule progressivement à son extrémité, et que, lorsque la feuille ne peut plus supporter ce poids, la rosée tombe naturellement sans laisser une seule goutte. Autrement dit, la tension sur la feuille causée par le poids de la rosée se réduit à zéro, mais ce moment précis est extrêmement subtil ou fugace : c'est cela hanare. La corde ne doit pas se détacher de l'arc après (ou avant) la chute de la rosée. En tir à l'arc, l'aspiration est toujours de maîtriser cette séparation naturelle.

Kyûdô Kyôhon, volume 2, pages 149 à 151

24 nov. 2025

Les principes du tir selon Maître Chiba

本を培う

射を行なう精神というか、射に対する観念というか、弓を修練するものは、一応何等かの見識を持っていなければならない。

先ず第一に、射を修練するものは単なる猿真似に終ってはならないということである。書道に楷書・行書・草書という段階があるように、弓射にも真・行・草がある。

Cultiver les livres ?

L’esprit ou le concept même du tir à l’arc, exige de ceux qui le pratiquent une certaine intuition.

Avant tout, s'entraîner au tir à l'arc ne se résume pas à une simple imitation. Tout comme la calligraphie, qui comporte des étapes telles que le style régulier (kaisho), le style cursif (gyôsho) et le style herbeux (sôsho), le tir à l'arc comprend également des étapes comme shin, gyô, et .

技倆の進歩の段階に従い「進退周還必ず礼に中る」の原則によって正確に行なうべきで、射は足踏みから残身までの八節だけではなく、弓矢を持って道場に立ったときからすでに射は始まるのである。

À mesure de l'avancée progrès, le tir à l'arc doit être pratiqué avec justesse, selon le principe du Raiki Shagi selon lequel « le tir, avec la succession de ses déplacements vers l'avant et vers l'arrière ne peut s'effectuer sans courtoisie ni justesse ». Le tir ne se résume pas seulement à huit étapes, depuis ashibumi à zanshin ; il commence dès l'instant où l'on entre dans le dôjô, arc et flèches en main.

たとえていえば、花作りが生花を作る場合、僅か一日か二日鑑賞する花であるのに、一年間の日数と大変な労力とを費やすのであって、その花のもとをなす根や幹や枝や葉を大事に育てて、初めて立派な花がその努力の結果として開くのである。

Pour prendre un exemple, la création florale (ikebana), où les fleurs fraîches sont destinées à être appréciées un ou deux jours à peine, coûte beaucoup en peine et de nombreux jours dans  l’année consacrés à la tâche. L'origine de cette fleur, élevée avec attention portée aux racines , à la tige, aux rameaux et aux feuilles qui la composent. Elle est l'aboutissement  de tous ces efforts et peut alors, pour la première fois, s'ouvrir. 

射における会や離れは、丁度書や花のようなもので、我々はこの一瞬の花を立派に開花させるために、根や幹や枝や葉に当たる一切の動作や気力というものの鍛錬に意を注ぐのである。

Les mouvements « kai » et « hanare » du tir sont précisément comparables à la calligraphie et à la fleur et pour faire éclore magnifiquement cette fleur éphémère, concentrons notre attention durant nos entraînements sur tous les mouvements et l'énergie qui touchent les racines, le tronc, les branches et les feuilles.

弓道の大成

かように、射の根本となるべき点に意を用いて修練しなければ、射品は生まれないし、射は生命のないものとなってしまう。頭のさがる射、ひとの胸奥に響くような立派な射からは、 何物かを得ることが出来る。そこで主観的には、射を行なうにあたって、誠を尽くして尊になることが理想でなければならない。

L'accomplissement du kyûdô

Ainsi, si l'on ne s'entraîne pas en se concentrant  sur ses fondements et sur ce que doit être le tir, on ne développera pas shahin, la noblesse du tir, et celui-ci manquera définitivement de vie. Un tir qui vous touche, un tir qui résonne au fond de votre poitrine,  et qui peut être source d'émotion. Par conséquent, subjectivement, l'idéal dans le tir, est de pratiquer avec sincérité et de devenir un archer accompli et respecté.

射は力自慢で行なうものではない。弓の強弱は、射術の進歩の上に大いに関係があるから、 自力に適した弓を選ぶことが大切である。力にまかせて無暗に強い弓ばかり引いていては、 技巧のみが主となり技術を覚えず、また弱過ぎる弓を用いると、軽薄な射となって生命の通ったものとならない。

Le tir à l'arc n'est pas une affaire d'ego ou de force. La puissance de l'arc influence grandement la progression dans la technique de tir, il est donc important de choisir un arc adapté à sa force. Si l'on ne compte que sur la force et qu'on ouvre des arcs puissants, on se concentrera uniquement sur la technique, sans développer ses compétences ou son habileté. À l'inverse, un arc trop faible produira des tirs frivoles et sans âme.

昔から「礼は小笠原、射は日置」という言葉があるが、射の技術(的中も)は武射系統がまさっており、礼とか作法ということは礼射系統によるのが望ましい。射における所作、すなわち進退周還は礼に則り、技術は武射における研究をもとにし、この両者が渾然一体となって初めて弓道が大成される。近代の名人故本多利実翁はこれを実現されたのである。

Un vieux proverbe dit : « La courtoisie est Ogasawara, le tir à l'arc est Heki », mais si la technique (et tekichû aussi) prévaut dans le tir guerrier, il est souhaitable de suivre rei en matière d'étiquette et de protocole. Les mouvements du tir à l'arc de cérémonie (kikyo shintai) reposent sur l'étiquette, et les techniques concernent davantage les aspects martiaux de la discipline. Ce n'est que lorsque ces deux éléments sont harmonieusement intégrés que le kyûdô atteint son apogée. Le défunt maître Honda Toshizane (?) avait pour la première fois unifié les deux.

行射の気構えと体配

射を行なうには、気構えが必要である。これを澄といい、三つの場合がある。実射にうつる以前の澄を「前の澄」といい、短くいえば数分または数時間、長くいえば数日或は数ヶ月前から潔斎するとか、道場内で態度精神を整え落ち付けることであり実射の時の澄を「中の澄」といい、最も心身の調和統一のとれた状態である。

射終って退場するまでを「後の澄」といい、やはり態度気構えを乱してはならい。そして前後の澄は狭義には射の前後の場合であるが、広義に解すれば、日常の生活にもこの澄が必要なのである。こ、に「射即人生」の意義がある。

Préparation au tir et posture

Le tir à l'arc exige une attitude appropriée. Celle-ci est appelée « sumashi » (clarté), et il y a trois cas. 

Sumashi avant le tir proprement dit est appelé « mae no sumashi ». Cela peut durer de quelques minutes à plusieurs heures, voire plusieurs jours ou mois de purification. Cela implique de se purifier, de réguler son attitude et de se calmer au sein du dôjô

Sumashi pendant le tir est appelé « naka no sumashi », représentant l'état d'harmonie et d'unité le plus complet du corps et de l'esprit.

Sumashi entre le moment du tir et celui de quitter le dôjô est appelé « ato no sumashi ». Là encore, il est essentiel de maintenir son attitude et son état mental. Bien que « mae no sumashi » se réfère au sens strict à la période précédant et suivant le tir, cette notion peut également être interprétée au sens large.

Au sens strict, la distinction entre avant et après se rapporte à la période précédant et suivant le tir, mais au sens plus large, cette distinction est également nécessaire dans la vie quotidienne. C'est là tout le sens de l'expression  « shasoku jinsei » « le tir, c'est la vie »

そうして弓は修身・斎家・治国、平天下の器であり、射は大勇大美の世界無比の大道であって、射によってその実を挙げることが平和への道に通ずることになるのである。

Le tir à l'arc est un vecteur d'épanouissement personnel, de purification familiale, de gouvernance nationale et de paix dans le monde. Le tir à l'arc est une voie incomparable de bravoure et de beauté. S'y engager pleinement conduit vers la paix.


Page 51 du Kyûdô Kyôhon, volume 2

30 avr. 2024

Tournoi à 60 mètres

 28 avril, Giens

Un tournoi enteki (遠的, cible éloignée) organisé par le CNK-Grand Sud et le club de La Garde a eu lieu dimanche 28 avril. Il est dans les projets de la Commission Territoriale de Kyudo (CTK) depuis plusieurs mois et c'est avec plaisir que je m'y rends. Le seul bémol est la météo : je pars de chez moi avec la pluie et le vent souffle en rafales mais il est prévu que la pluie s'arrête. Et puis je dois apporter des tentes de réception pour abriter le matériel ou les personnes...

Après un peu plus d'une heure de route, j'arrive sur place, sur le stade André Degioanni du Pousset. Nous serons 19 à pratiquer avec un vent très présent bien que la pluie se soit arrêtée. J'y retrouve avec plaisir les amis dont certains étaient avec moi au Japon en mars.

Un esprit bon enfant a animé cette journée et tout le monde a donné le meilleur de soi.


A 60 mètres le corps est incliné, les bras ne forment plus une ligne horizontale au lâcher

Tous en ligne sur des planches de bois pour ne pas se salir 

Inspection des troupes par Charles Louis Oriou sensei

La photo de groupe

Sympa !

19 mars 2024

Fin du séminaire

 

 Pour le plaisir

Retour dans la grande salle ovale pour voir les hauts gradés, passer aussi leur examen. C'est l'occasion d'en prendre plein les yeux et d'apprendre aussi par le regard. J'en profite pour photographier les points de détails, les tenouchi et autres torikake, les passages en daisan, la longueur des kai. Tout ceci est très inspirant pour moi. Je sors mon appareil photo avec son téléobjectif et je mitraille un peu...





Ce sera ma dernière occasion de venir ici.

17 mars 2024

Examen du 5ème dan

 

 Jour J

(Cet article est tiré de mon blog personnel relatant mon voyage au Japon du 25 au 10 mars)

Dimanche 3 mars, c'est le jour d'examen pour les 5ème dan, mais pas seulement. Les examens concernent aussi les 6éme et 7ème dan peut-être au dessus ?

Bref, il y a beaucoup de monde et le staff s'affaire pour inscrire les numéros des candidats au tableau blanc et appeler les "égarés" qui doivent bientôt changer de salle ou d'endroit.


Dès l'appel des numéros, nous devons en effet nous installer sur une chaise avec nos 2 flèches, notre arc et notre gant ainsi que la corde de rechange dans son tsurumaki. On attend en essayant d'apaiser les tensions et rafraichir les mains qui, pour ma part, ont tendance à devenir moites. Pas question de quitter ensuite la chaise sauf pour se rapprocher de la zone de transition, la salle d'examen, ou nous attendrons encore que vienne notre tour.

Cela va assez vite, il faut déjà se lever et aller au combat pour montrer la vérité du tir, dans l'idéal. Nous irons dans le gymnase numéro 6, une salle que je connais pas, bien plus petite que le dôme principal avec d'autres repères... Nouveau challenge donc !

Je suis dans ma bulle, j'ignore tout de mon environnement  au-delà des 5 mètres. Je ne sais pas si ma femme me voit, si elle est seulement là ou si des amis sont avec moi dans les tribunes. Peu importe, je suis là pour moi, pas déstabilisé le moins du monde. C'est mon jour aujourd'hui.

Rétrospectivement je me dis que j'aurais dû saluer mes 4 camarades du même tachi avant d'entrer sur le shajô et qui sont dans le même challenge, tenter de montrer le meilleur d'eux-mêmes. Je suis déjà dans l'instant présent, dans ma respiration et je dois amener mes camarades avec un rythme vivant, sans traîner ni se hâter, et les positionner sur la ligne de base.

Je fais en sorte de prévenir derrière moi que je vais tourner à gauche et me positionner sur honza. Je ralentis à peine le rythme.

C'est chose faite, alignement correct je pense. Je prends le temps pour mes amis, je salue, je pivote à droite...Je me souviens des recommandation d'un des sensei lors des 2 jours de séminaire, tenir l'arc et les flèches de la main droite avec l'index et le majeur visibles par les juges... le coude droit vivant. Saisir la manche, dégager le cou et le dos, pousser de la main gauche en avant pour dégager le kimono, respirer, respirer.

Je suis porté par ma respiration, j'oublie tout, je suis là et je perçois la présence des sensei, juste là, devant moi. Mon regard est vers eux mais je ne les vois pas. Passage en daisan, coude droit haut, hineri encore. hikiwakekai, ne pas lâcher mais s'ouvrir, en intention, encore un peu au moins. 

HANARE ... !

Le tekichû qui résonne dans le gymnase,...Je suis surpris pas le bruit, net et incisif. La flèche a dû percer le papier sans bavure, un trou net vraisemblablement car le vol de la flèche était rectiligne. Une prise de conscience durant zanshin.

Je redescends en kiza et j'attends. J'ai mal au pied droit, le sol est glissant, la douleur devient vite un point sur lequel je me focalise malheureusement. Je glisse, mais je tiens, pied droit en seiza et pied gauche en kiza. C'est douloureux, je tiens, je tiens, je gère au mieux.

La délivrance du tir du 4ème archer... Mon esprit quitte mon pied droit et j'effectue yatsugae. Puis je me relève au tir de ochi, je grimace un peu, je me relève complètement et je m'aligne sur la cible...

je suis encore dans ma respiration, je m'entends respirer, en même temps que mes gestes s'enchaînent, naturellement, sans contrainte aucune.

je ne cherche pas la cible, je sais que je suis bien placé, je sais que je n'ai rien à changer et que mon corps sait ce qu'il a à faire. Pas de pression, je suis bien et confiant. Je souris sans doute intérieurement. Vivre kai, tenir encore un peu et HANARE qui me surprend. La flèche est partie et est déjà dans la cible. Un beau tir, pour moi du moins.

J'abaisse mon arc après avoir conservé zanshin, je me dirige rapidement vers la sortie, je salue plein de gratitude, je sors toujours bien droit jusqu'à ce que je pose mon arc. C'est fait !

Le sentiment d'avoir fait du beau kyûdô (c'est subjectif) m'envahit. Je suis comblé et apaisé. Je vais vite me changer et retrouver ma femme qui, je m'en rends compte maintenant, n'est pas là. Je vais la retrouver dans la grande salle ovale avec son dôme tout rond et sa moquette verte. Je suis heureux. 

Des amis viendront me parler juste avant de partir, de bons retours. Adrien, un ami du Luxembourg rencontré à la coupe d'Europe en 2023, m'a même filmé. Je suis ravi.




Je reviendrai ici pour voir et soutenir mentalement mes amis passer leur examen respectif.


Retour ensuite dans la grande salle pour admirer d'autres archers...

A suivre...