16 mars 2024

Japon 2024_2

 

 Séminaire

(Cet article est tiré de mon blog personnel relatant mon voyage au Japon du 25 au 10 mars)

Vendredi 1er mars. Je quitte l'appartement, seul, ma petite valise de matériel à la main en direction de la station tsurumai pour prendre la ligne Chûô en direction de la station Kanayama. Je change là-bas pour prendre la ligne Tôkaidô en direction de la station Kasadera puis je me dirige vers le Nippon Gaishi Hall. Je retrouve rapidement mes amis Denis, Christian, Jean Benoît, Vincent, j'aperçois Yumi Minaminaka sensei, Frédéric Demangeon sensei entre autres. Cela me rassure un peu. Voir des visages amicaux est très réconfortant.

Je m'habille rapidement, je retrouve mon arc, mes flèches en parfait état. Je vérifie tout ça, je suis prêt, je me dirige alors vers la grande salle ovale avec son dôme tout rond et son sol couvert de la belle moquette verte. L'espace est superbe et la rumeur est grandissante au fur et à mesure que la salle se remplit. Je retrouve aussi d'autres pratiquants français avec qui j'échange quelques mots de sympathie.

4 sensei seront avec tous les pratiquants (une cinquantaine ?) pour dispenser les conseils et les corrections nécessaires. 

Un yawatashi d'ouverture est réalisé par un maître japonais. Je ne le connais pas mais il réalisera un tir superbe empreint de dignité et de noblesse. Les deux flèches traverseront la cible bien entendu dans le silence absolu de l'ensemble des personnes présentes.

On démarre le séminaire par un premier passage en tir d'examen avec des corrections. C'est long, on piétine, on attend puis vient notre tour. Je fais quelques photos avec mon téléphone pour mon ami Denis. 



L'après midi sera plus libre avec des tirs corrigés ou non. On aura l'occasion de tirer de nombreuses flèches avec tous les conseils possibles de nos sensei. Pour ma part j'aurai noté une quinzaine de points que je peux corriger très facilement, des ajustements tout au plus ce qui est très gratifiant pour moi.

Le lendemain, un mochimato sharei sera réalisé par 4 pratiquants, 5ème dan, engagés pour le passage du titre renshi je pense. Je reconnais Jean Benoît et Vincent et la dernière personne, un Italien je crois, que j'ai vu à l'occasion de différents séminaires internationaux. 


Tout le monde admire la prestation si difficile du mochimato sharei. Une torture pour moi en tout cas quand il m'est arrivé d'en faire.

Parmi les hauts gradés, je vois Laurence Oriou sensei, Charles Louis Oriou sensei, Frédéric Demangeon sensei, Tryggvi Sigurdsson sensei, Aaron Blackwell sensei, Gérald Zimmermann sensei, Timothy Macmillan sensei et Maria Petersson sensei, Yumi Minaminaka sensei,  Tomoko Shimomura sensei. Un aréopage du kyûdô international.

L'après midi du samedi se poursuivra avec de nombreux tirs corrigés et libres. Mes tirs sont de plus en plus précis et je retrouve confiance en moi, les sensei me corrigent peu et acquiescent même d'un signe de la main ou de la tête.  

Ces deux jours de séminaire auront été denses, intenses, fatigants. Pour finir, les sensei diront de faire pour le mieux pour l'examen et que pour garantir le succès il faudra que la forme et l'esprit du kyûdô soient corrects afin de traverser la cible de 2 flèches.

Tout compte fait, se dire qu'il faut mettre 2 flèches dans la cible paraît insurmontable. Par contre se dire qu'on est capable de donner le meilleur de soi-même est bien plus réaliste et réalisable. Dans ces conditions, tout est possible !

Demain sera l'occasion de se réaliser un court instant.

Japon 2024

 

Le Nippon Gaishi Hall 

(Cet article est la copie de l'original placé sur mon blog personnel qui relate mon voyage au Japon du 25 février au 10 mars)

Mercredi 28 février), découverte du lieu du séminaire. Charles et Corinne doivent passer leur examen du 3ème dan.
Depuis notre appartement, il faut 15 minutes de marche en direction du parc Tsuruma jusqu'à la station Tsurumai pour prendre le train (la ligne Chûô) jusqu'à la station Kanayama, Changement de ligne ensuite (Tôkaidô line) jusqu'à la station Kasadera. 200 yen soit environ 1,20 euro environ. La station Kasadera est à 350 mètres du Dôme seulement.


Ce Dôme est superbe, absolument magnifique. Salle ovale et dôme au plafond rond. La moquette verte "en jette". On aperçoit les juges. C'est très formel et assez impressionnant




C'est ici qu'a eu lieu la coupe du monde avec nos équipes masculine et féminine.

De gauche à droite, Alexandre, Frank et Vincent

Tout est bien organisé, grand écran, annonces, gratin du kyûdô, ambassadeur et la Princesse Takamado Hisako. Le Japon gagnera les première et deuxième place, la Roumanie sera troisième.

La remise des récompenses


Un exemple de la précision de tir des Japonais...





27 juil. 2023

Vitesse d'une flèche

J'avais déjà fait allusion, il y a quelques années, à la vitesse d'une flèche dans un article d'un autre blog (le lien ici).  

Cette fois ci il s'agit de la vitesse d'une flèche tirée par Kameo sensei lors du double hitotsu mato sharei, réalisé en même temps sur deux shajô par nos sensei. 

Je me souviens avoir été impressionné par la rapidité de la flèche compte tenu du faible intervalle de temps entre hanare et tekichû. Ayant capturé l'instant en vidéo, j'ai utilisé Audacity pour calculer la vitesse de la flèche à partir du fichier audio de cette même vidéo...

L'intervalle de temps entre le son de hanare et celui de tekichû n'est que de 562 millièmes de seconde. 


C'est le temps mis par la flèche pour parcourir 28 mètres, ce qui correspond à une vitesse de 49.8 mètres en 1 seconde.

La vitesse en km/h devient : 
3600 x 49.8 = 179 280 mètres à l'heure soit 179,8 km/h ! Impressionnant !

25 juil. 2023

Varsovie 2023

La coupe d'Europe de kyûdô s'est déroulée les 22 et 23 juillet à Pruszków à une quinzaine de kilomètres de la capitale polonaise.

57 participants étaient présents pour l'événement. 

Le samedi a été réservé pour la compétition individuelle et le dimanche pour la compétition en équipe de 13 nations : Autriche, Belgique, Suisse, Danemark, France, Grande Bretagne, Allemagne, Hongrie, Luxembourg, Hollande, Pologne, Roumanie et Suède.

Je retiens quelques points importants concernant les tournois

  • Les sensei ont insisté sur le fait que la compétition fait partie intégrante de l'apprentissage du kyûdô et que les pratiquants doivent s'investir dans cette épreuve de la même manière qu'ils doivent s'entraîner régulièrement chez eux et/ou dans leur club et passer les examens. Ne pas participer aux tournois est une erreur manifeste.
  • La pratique en tournoi est indissociable de la pratique en examens ou en tirs de cérémonie dans le sens où la forme doit être respectée : pas seulement pour le soin apporté aux alignements ou aux entrés et sorties par exemple mais aussi et surtout en référence aux huit points d'attention mentionnés dans le manuel de kyudô (Tryggvi Sigurdsson sensei mentionne même la page du manuel de kyûdô de la version anglaise et qui correspond plus particulièrement aux pages 30 et 31 du manuel français)
  • Bien plus, la beauté du kyûdô doit s'exprimer de manière naturelle,  non intentionnelle. Cela signifie que notre pratique régulièrement doit intégrer le respect de la forme correcte du tir. On comprendra alors que ce n'est pas en faisant des efforts le jour de l'épreuve ou de l'examen pour approcher cette forme correcte naturelle qu'il sera possible de convaincre les juges...

En conséquence le tournoi individuel a démarré sur la présélection des archers capables d'exprimer naturellement une forme correcte (un barème précis est attribué) et il fallait également atteindre au minimum 2 fois la cible sur un tir de 4 flèches. 17 participants (29%) ont été sélectionnés, tous ceux qui ont placés 3 flèches n'ont pas forcément été choisis si la forme de leur tir n'était pas correcte. Inversement les archers qui n'ont mis que 2 flèches ont pu, malgré tout, être sélectionnés si la forme de leur tir était correcte (ou suffisamment du moins), ce qui a été mon cas.

Quelques photos personnelles avec d'éventuels commentaires...

Double hitotsu mato sharei


L'équipe du Luxembourg : Libor, Anja et Adrien à droite

L'équipe du Suède  : Uwe, Per et Christine

Vincent, Frank, Alexandre, Nicolas à la remise de la coupe pour la première place !

Cette coupe d'Europe a été vraiment un grand moment, au niveau technique, au niveau culturel et bien entendu pour toutes les rencontres amicales et internationales. L'organisation de cet événement par la fédération polonaise a été exemplaire et les tirs de cérémonie réalisés par les sensei étaient magnifiques.

10 avr. 2023

Stage "matériel" à Aix

De nombreux pratiquants sont venus suivre ce stage fédéral animé par Tomoko Shimomura sensei et Denis Bensoussan, 4ème dan, du club aixois AK (Aix-Kyudojo).

7 clubs de la région Grand-Sud étaient représentés : 

AMPKT (Toulouse)
ALK (Montpellier)
AK ( Aix en Provence)
KNS (Hyères)
AKCP ( Chateaurenard)
Tendô (Toulon)
ASPTT Draguignan

Deux autres clubs venus de la région Auvergne-Rhône-Alpes étaient également de la fête : l'Association Averne de Kyudo et celui de la Falaise Verte.

C'est sous un soleil ardent que nous avons pu découvrir (pour beaucoup d'entre nous), ou approfondir et mettre en pratique de nombreux aspects du kyûdô qui concernent l'équipement, des aspects souvent en lien direct avec l'étiquette ou le respect du protocole (à propos par exemple de l'habillement ou encore de la réfection des cibles voire de l'état général de l'arc).

Le présent article n'a pas la prétention de transmettre un enseignement mais plus modestement de témoigner de la qualité de celui-ci et de l'engagement de Tomoko Shimomura sensei et de Denis Bensoussan afin que cette formation puisse être efficace.

Je retiens pour ma part également l'idée qu'il faut souvent essayer différents matériels, différentes techniques d'entretien, de réfection afin de ressentir ce qui nous convient le mieux sans déroger pour autant au respect du protocole. 

Tomoko Shimomura sensei nous incite à ressentir plutôt qu'à chercher une réponse toute faite afin d'éclairer un choix plutôt qu'à l'orienter (dans la forme de la poignée par exemple ou dans le choix du gant ou le choix d'un type de corde plutôt qu'un autre). Il y a une grande liberté dans la gestion du matériel, dans nos choix personnels sans pour autant y mettre de l'excès voire de l'excentricité. Ceci est donc compatible avec le cadre de la tradition.

Contrôle du tsurumakura et application de kusune avec l'outil adéquat



Reconnaître différentes formes de gants

Essayer la forme de gant qui peut nous convenir...

Avant de modifier la poignée, essayer avec différentes épaisseurs de carton et tester

Refaire la poignée

Les cibles, comment les placer, la façon de les confectionner en tournoi officiel...

Laurent et Jean du club Tendô en tir libre. Heureux de les avoir revus

Autel shintô et salut shintô ici à Aix-Kyudojo


18 avr. 2022

Le Grand Stage de Pâques 2022

Je place ici quelques-unes de mes photos prises lors du très beau stage de kyûdô qui s'est déroulé à Chateaurenard, non loin d'Avignon, du 16 au 18 avril 2022.

Yawatashi d'ouverture avec Laurence Oriou sensei; assistée par Claude Tramier et Christian Knobloch.






Hitotsu mato sharei par nos quatre kyôshi

Claude Luzet sensei, Frédéric Demangeon sensei, Charles-Louis Oriou sensei et Laurence Oriou sensei










Frédéric Demangeon profite de la fin de la pause déjeuner pour tirer quelques flèches sans gant... 


Hitotsu mato sharei à deux. Régine Graduel sensei et Yumi Minaminaka sensei. Un taihai très harmonieux. J'ai eu l'impression de voir le reflet dans un miroir d'une seule et même personne tant les gestes de Yumi et de Régine étaient parfaitement synchronisés.



19 oct. 2021

Premier stage de la saison

Samedi 16 et dimanche 17 octobre, ASPTT Kyudo participait au stage organisé par l'ALK et animé par Jean-François Decatra Sensei et Charles-Louis Oriou Sensei.

Alain participait pour la première fois à un stage homologué. Une grande première donc pour lui et l'occasion de découvrir l'ambiance d'un stage de kyûdô et de rencontrer de nouveaux pratiquants issus, pour la plupart, de la région Grand-Sud et d'autres venus aussi la région Arc-Atlantique ou encore de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le contenu de ce stage abordait des points très variés à l'adresse de tous, des grands débutants aux pratiquants les plus expérimentés : taihai, les points d'attention dans la réalisation des mouvements, ya no ukewatashi.

Des tirs de cérémonie (yawatashi, mochi mato sharei) ont débuté ces deux jours. Jean-François Decatra Sensei a mis en lien le système Kaizen issu de la gestion d'entreprise avec la pratique du kyûdô, plus particulièrement les notions de muda, muri et mura. L'occasion de réfléchir et identifier les causes des problèmes qui nous ralentissent dans notre pratique.

Ces sujets ont été abordés par courtes séquences puis largement commentés par nos deux sensei avec beaucoup d'humour parfois. Bien entendu, nous avons pu aussi tirer plus librement et recevoir les corrections justes et nécessaires.

Un stage que nous attendions depuis un long moment.